Le marché de l'emploi pour les jeunes diplômés québécois traverse une zone de turbulences majeure. Selon les données récentes de l'Institut du Québec (IDQ), le taux de chômage chez les 22 à 26 ans titulaires d’un baccalauréat ou plus a grimpé à 6,9 % en 2024, marquant une hausse significative de 2,6 % en deux ans. La situation est particulièrement critique pour les jeunes hommes récemment diplômés, dont le taux de chômage atteint désormais 11,4 %.
En bref, la CRÉIQ demande de porter une attention particulière au déséquilibre d’opportunités afin d’assurer l’avenir de ces jeunes travailleurs pour les prochaines années. Ainsi, nous pourrons éviter des conséquences plus importantes sur le long terme. Ces mesures sont essentielles pour s’assurer que la relève québécoise puisse participer activement à la société et pour garantir la compétitivité future du Québec.
Étudiant internationaux et bourses perspectives
La CRÉIQ demande de ne pas assujettir les établissements universitaires visés à l'article 1 de la Loi sur les établissements d'enseignement de niveau universitaire au projet de loi 74. De plus, la CRÉIQ demande une restauration du PEQ ou la création d’un programme équivalent pour favoriser la rétention des diplômés internationaux en génie au Québec.
Par ailleurs, les programmes favorisant l’attractivité et la rétention dans les programmes de génie doivent être maintenus ou bonifiés. Le programme de bourses Perspective Québec faisait partie des initiatives pour combler les besoins du Québec dans des domaines clés comme l’ingénierie.
Santé psychologique et bien-être étudiant
Une préoccupation bien présente chez nos associations membres et chez la communauté étudiante est celle de la santé psychologique et le bien-être étudiant. En 2016, un sondage réalisé par la CRÉIQ auprès de ses membres étudiants et étudiantes révèle une situation assez inquiétante : 76,4 % des répondants déclarent que le stress lié à leurs études est élevé ou très élevé. L’étude dévoile que pour 18,9 % des répondants, le stress a comme conséquence une augmentation de la quantité d’alcool consommée, une consommation de médicaments non-prescrits ou de drogues pour 7,4 % d’entre eux, et des pensées suicidaires dues au stress pour
6,9 % des répondants. L’enquête de la CRÉIQ montre aussi que la forte majorité des étudiants ne sollicitent pas les services offerts par les universités et ne savent même pas s’ils sont offerts dans l’institution qu’ils fréquentent. En considérant qu’une intervention précoce demeure la clé pour agir efficacement auprès de jeunes adultes, ce faible taux de consultation représente un défi de taille en ce qui a trait à la diminution des problèmes de santé mentale et de leurs effets négatifs dans les campus universitaires.
L’amélioration de la santé mentale des étudiants et des étudiantes universitaires ainsi que la réduction de leur stress lié aux études et aux défis personnels est un élément critique pour assurer une cheminement académique de qualité. En effet, cela mènerait non seulement à un meilleur apprentissage, mais permettrait aussi de mieux répondre aux attentes qu’ils ou elles peuvent avoir envers les universités. La CRÉIQ est convaincue que les outils nécessaires à la poursuite d’un tel objectif demeurent à portée de mains des institutions universitaires du Québec, qu’ils s’agissent de faculté de génie ou d’universités offrant plusieurs programmes d’études.
Dans le cadre de ce dossier, la CRÉIQ a réalisé des documents analysant les meilleures pratiques universitaires quant à la santé mentale de la communauté étudiante, le portrait des pratiques liées à la bonne santé mentale dans les universités québécoises et a émis une liste de recommendations sur l’implémentation de bonnes pratiques.
Consultez les documents réalisés par la CRÉIQ sur la santé psychologique et le bien-être étudiant